lundi 24 novembre 2014

Assemblée Générale 2015 Cherbourg anciens Jeanne d'Arc

Anciens Marins PH Jeanne d'Arc
Assemblée Générale 2015 Cherbourg

L'assemblée générale des anciens Marins de la Jeanne d'Arc se tiendra en juin 2015 à Cherbourg avec des activités nombreuses et variées. 

L'activité tournera autour de l'Action de l'Etat en Mer avec la visite de la Base navale et en fonction des disponibilités des diverses unités de la visite de l'Abeille Liberté, fleuron de la flotte de la Manche, d'un PSP (Pluvier, Cormoran, Flamant) et du BBPD de la Manche  Vulcain.

Pour vous inciter à visiter le nord Cotentin, voici quelques images des sites que nous pourrons visiter


la zone Cotentin photo © JM Bergougniou

La Préfecture maritime de la Manche s'étend de la frontière belge à Granville.

Napoléon a fait de Cherbourg un grand port photo © JM Bergougniou

Le terrain est gagné sur la mer au 19e siècle. Nommé place du Rempart sur le plan de la ville de 1833, elle est baptisée place Napoléon à l'occasion du transbordement des cendres de l'Empereur, dans la rade de Cherbourg, sur le vapeur La Normandie, le 8 décembre 1840. 
En 1858, elle se termine par le quai Napoléon, construit en granit et pavé sur une largeur de 10 mètres, en prolongement à la jetée de l'Ouest.

Il désigne l'Arsenal photo © JM Bergougniou


Afin de rendre hommage à Napoléon Ier, à l'origine du port militaire de la ville, la municipalité choisit en 1855 Armand Le Véelafin d'ériger d'ériger une statue équestre en bronze de l'Empereur. Elle est inaugurée le 8 août 1858 à l'occasion de la présence de plusieurs jours de Napoléon III et d'Eugénie à Cherbourg, pour l'inauguration de la ligne Caen-Cherbourg, le lancement du Ville de Nantes, l'immersion du troisième bassin du port militaire et la visite de la Reine Victoria.

Gatteville Barfleur photo © JM Bergougniou

La grande rade de Cherbourg photo © JM Bergougniou


Situé à terre, à 2 kilomètres au nord du port de Barfleur, le phare de Gatteville construit entre 1829 et 1834, guide les navigateurs dans le dangereux passage du raz de Barfleur. Il est composé de 11.000 pierres de taille en granit.

Il mesure 75,00 m de haut, c'est le 2 ème phare de France et d'Europe.

Cherbourg, place forte depuis l'époque romaine, fut l'une des forteresses les plus solides de la guerre de Cent Ans. Mais la cité ne dispose jusqu'au 18e siècle que d'un port d'échouage, aux faibles activités commerciales et sans aménagement militaire.

l'Arsenal photo © JM Bergougniou

Désireux, dans le contexte de la guerre d'indépendance des États-Unis, de disposer d'un grand port militaire sur la Manche, comparable à celui de Brest sur l'Atlantique, Louis XVI décide l'édification d'un port militaire dans le Cotentin. En 1777, deux projets lui sont présentés : l'ingénieur en chef des Ponts et chaussées et des ports de la généralité de Caen, Armand Lefebvre, prévoit dans le premier la fortification de la rade de Cherbourg autour du port de commerce agrandi. Choquet de Lindu, directeur du génie maritime, privilégie dans le second la construction d'un arsenal de première classe à la Hougue.

La porte de l'Arsenal photo © JM Bergougniou


En 1813, la digue du large qui fait de la rade de Cherbourg la plus grande rade artificielle au monde est achevée. Il charge l'ingénieur Joseph Cachin du creusement, à l'ouest de la ville, de l'avant-port militaire, inauguré le 27 août 1813 par l'impératrice Marie-Louise, et décide de déplacer l'Arsenal au même endroit.


Les forts photo © JM Bergougniou

A partir de 1803, protégé des attaques anglaises, Cherbourg devient un repaire de corsaires.

Les bassins Charles X (commencé en 1814 — 290 x 220 x 18 mètres) et Napoléon III (commencé en 1836 — 420 x 200 x 18 mètres) du port militaire sont respectivement inaugurés le 25 août 1829 en présence du dauphin, et le 7 août 1858 par le couple impérial.


l'entrée de l'Arsenal photo © JM Bergougniou

« Le port militaire, situé dans la partie N.-O. de la ville, est entouré d'une puissante ceinture de fortifications, qui se développent sur une étendue de plus de 5 kilomètres. Elles sont elles-mêmes protégées par de nombreux ouvrages avancés, et par une large fosse que la mer emplit à chaque marée. Pour gagner le Grand-Port, on suit à partir de la place d'Armes, la rue de la paix et la rue de l'Abbaye, dont l'un des côtés est occupé dans toute sa longueur par l'atelier de la corderie. À l'extrémité, se trouve la route qui mène à la porte Sud de l'enceinte fortifiée. On franchit le fossé au moyen d'un pont-levis, et on arrive en présence d'une haute muraille, qui englobe les divers édifices maritimes, les ateliers, les cales de construction et les bassins, interdisant ainsi l'accès du port à toute personne étrangère à la marine, et non munie d'un permis de circulation
photo (c) JM Bergougniou



Cherbourg, seul port en eau profonde de la région, est l’objectif premier des troupes américaines débarquées à Utah Beach. La bataille de Cherbourg doit donner aux Alliés un support logistique pour le ravitaillement humain et matériel des troupes.

Les troupes américaines encerclent la ville le 21 juin. Après de furieux combats de rue et les tirs nourris des cuirassés contre les batteries allemandes le 25, après une âpre résistance du fort du Roule, le général Karl von Schlieben, l’amiral Walter Hennecke et 37 000 soldats se rendent le 26 à 16 h au général Collins. L’arsenal et les forts de la digue résistent une journée de plus.

Après la prise de Cherbourg, les Allemands avaient si consciencieusement démoli et miné le port, que les premiers navires n’y accostent qu’à la fin de juillet. Il faut attendre à la mi-août pour que le port soit en partie utilisable.



La Hague photo © JM Bergougniou


Presqu'île sur une péninsule, à la pointe nord-ouest du Cotentin, le cap de la Hague offre des paysages remarquables et sauvages et a gardé, pour l'essentiel, ses villages et son habitat traditionnel. 


Le site abrite l'usine de retraitement de déchets nucléaires souvent nommée simplement « La Hague ».

photo (c) JM Bergougniou

Le phare de la Hague, ou phare de Goury, s'élève à 800 mètres au large du cap de la Hague (Manche), sur le rocher dit « le Gros du Raz ».

Il signale le raz Blanchard, l'un des courants de marée les plus forts d'Europe, et le passage de la Déroute entre le cap de la Hague et l’île d’Aurigny.


photo (c) JM Bergougniou


Après de multiples naufrages de navires à l'abord du raz Blanchard, il a été décidé d'édifier un phare au large d'Auderville et du port de Goury.

Il a été construit à partir de 1834 en 3 ans, sur les plans de l'ingénieur Morice de La Rue. Mis en service en 1837, il est électrifié en 1971. Automatisé en 1989, les derniers gardiens partent en mai 1990.



photo (c) JM Bergougniou


Le sémaphore de La Hague veille sur le Raz Blanchard. Là où passe l'un des courants les plus forts du monde, dans un site extraordinaire, à la pointe du Cotentin

sémaphore de La Hague photo © JM Bergougniou



Un exercice militaire grandeur nature est organisé en ce début de juin 1912.
Plusieurs bâtiments de surface de la 3e escadre (six cuirassés et trois croiseurs) sont partis de Brest le 7 juin au soir et font route vers la pointe du Cotentin.

Les sous-marins de l'escadrille de Cherbourg, le Vendémiaire, le Messidor et le Floréal ont pour mission de simuler une attaque des navires de guerre le lendemain matin.

Monument aux morts du Vendémiaire photo © JM Bergougniou


Aux Morts du Vendémiaire photo © JM Bergougniou




Aux aurores, les submersibles sont en position et attendent la flottille. Passant en plongée, les sous-marins traquent leur proie pour simuler un tir de torpille. Le Vendémiaire prend pour cible le cuirassé Saint-Louis (classe Charlemagne) en essayant de se placer de manière à faire mouche au premier coup. Pour une raison inconnue, le sous-marin se met alors en immersion périscopique et se retrouve en plein sur la route duSaint-Louis lancé à pleine vitesse. Ce dernier ne peut éviter le choc et leVendémiaire se retrouve alors coupé en deux par la coque épaisse du cuirassé.

Le plus pittoresque des ports de la Hague est sans nul doute Port Racine à Saint-Germain-des-Vaux, réputé pour être le plus petit de France avec une surface de 800m2 et une ouverture entre les deux jetées de 11m.


Port Racine porte le nom d'un des derniers corsaires qui sévissaient sous Napoléon, le capitaine François-Médard Racine (1774-1817).

Au début de l'année 1813, il choisit cet endroit comme refuge stratégique. Il construisit une jetée pour se protéger du mauvais temps et éviter de se faire repérer par les navires ennemis. De là, il pouvait rapidement lancer sa goélette l' "Embuscade" sur les navires doublant le cap de la Hague ou faisant du trafic avec les îles anglo-normandes.



Port racine  photo © JM Bergougniou

la Cité de la Mer



La Cité de la Mer est un parc scientifique et ludique, inaugurée le 29 avril 2002 à Cherbourg-Octeville, consacrée à l'exploration sous-marine et à la découverte des grandes profondeurs, complété en 2012 par un nouvel espace Titanic, retour à Cherbourg.

photo (c) JM Bergougniou

Elle a pris place dans le bâtiment Art déco de l'ancienne gare transatlantique de Cherbourg.

photos (c) JM Bergougniou

photos (c) JM Bergougniou



Le Redoutable est le premier sous-marin nucléaire lanceur d'engins (SNLE) construit par l'arsenal et lancé à Cherbourg par le président de la République de l'époque, le général de Gaulle le 29 mars 1967.

Admis au service actif entre 1971 et 1985, Le Redoutable a été désarmé en 1991 après 58 patrouilles opérationnelles, il a rejoint La Cité de la Mer le 4 juillet 2000. Il est à l’heure actuelle le plus grand sous-marin nucléaire lanceur d'engins visitable

photos (c) JM Bergougniou



L'arsenal de Cherbourg est spécialisé dans la construction de sous marins. Ceux-ci sont à propulsion nucléaire pour la France (SNLE de classe Le Triomphant et classe Suffren en projet), ou à propulsion classique diesel-électrique pour l'exportation (type Scorpène).

Face à la baisse des besoins, la Marine a depuis les années 2000 ouvert l'enceinte de l'arsenal au secteur privé. Elle loue dans la partie nord 50 000 m² de terrain à deux entreprises : le centre de gestion sécurisé d'Euriware (100 employés) et les chantiers navals Ican (170 salariés), spécialisés dans la construction des bateaux de service.



photo (c) JM Bergougniou

photos (c) JM Bergougniou

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